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La
pauvreté rurale au Burundi
Au coeur de la région africaine des Grands Lacs, le Burundi est classé, en terme d'indicateurs sociaux, parmi les quatre pays les moins développés du monde. En 2002, 70% des Burundais vivaient en dessous du seuil de pauvreté. Le produit national brut (PNB) par habitant était de 110 dollars en 2002, soit la moitié de son niveau d'avant-guerre. Émergeant d'une longue période de conflits et de rivalités politiques et ethniques, le pays s'est lancé dans une phase de reconstruction. Il est estimé qu'entre 1993 et 2000, 300 000 civils ont été tués. Au cours de la même période, 1,2 million de personnes avaient fui leur domicile pour vivre en exil ou dans des camps de déplacés. L’agriculture constitue le principal pilier du pays
et la principale source de revenus La destruction et le pillage des cultures et du bétail, en plus de l'insécurité générale, ont conduit la population civile burundaise à une grande vulnérabilité. Au cours des dernières années, les habitants de plusieurs régions du pays sont devenus dépendants de l'aide alimentaire internationale pour nourrir leurs familles. Où et qui sont les pauvres du Burundi? La grande majorité des pauvres sont des petits exploitants qui dépendent de cultures vivrières pour rebâtir leur existence après le conflit. Ils font face à de nombreux obstacles. En raison de l'importante croissance démographique dans ce pays relativement petit, les terres fertiles disponibles sont de plus en plus rares. Selon une étude menée en 2004 par le Programme alimentaire mondial, le niveau de vulnérabilité alimentaire est extrêmement élevé: 68% des foyers risquent de faire face à une situation d'insécurité alimentaire tandis que 16% des foyers en souffrent régulièrement. Les effets négatifs de trois années successives de sécheresse, la multiplication des parasites et la diminution de la productivité sont surtout visibles dans l'est et le nord du pays. Dans ces régions, il est estimé que 100 000 foyers vivent en permanence dans une situation de risque alimentaire et dans des conditions nutritionnelles fragiles. La très forte densité de population (en moyenne environ 270 habitants par km² et jusqu'à 400 habitants par km² dans les zones les plus peuplées) provoque des pénuries accrues de nourriture et de ressources productives en milieu rural. Comme dans les pays voisins, le grand nombre d'hommes tués pendant les conflits armés et la propagation rapide du VIH/SIDA, ont eu pour conséquence de fragiliser un nombre important de familles. Celles-ci, désormais dirigées par des femmes ou des mineurs, ont un accès très limité aux ressources autres qu'agricoles. Pourquoi sont-ils pauvres? Les causes de la pauvreté en zone rurale sont les suivantes:
Les pauvres vivant en milieu rural souffrent d'un profond manque d'infrastructures sociales et économiques de base. Moins de la moitié de la population bénéficie d'un accès à l'eau potable et seulement 2% ont accès à des services de santé, l'essentiel du système de santé ayant été détruit durant le conflit. L'espérance de vie des hommes est tombée à 39 ans en 2004, contre 51 ans avant le début des affrontements. Le nombre d'handicapés et de décès dus au paludisme, au sida et autres maladies a augmenté. En conséquence directe, la main d'oeuvre agricole disponible a considérablement été réduite. Source: FIDA |
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