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Géographie, le secteur agricole et l’économie du Niger Le Niger est un pays enclavé situé dans la ceinture saharo-sahélienne, bordé au nord par l’Algérie et la Libye, à l'ouest par le Mali et le Burkina Faso, au sud par le Bénin et le Nigeria et à l’est par le Tchad. La frontière la plus longue est celle partagée avec le Nigeria d’une longueur d'environ 1 500 km, tandis que l'accès maritime le plus proche est, à Cotonou au Bénin, à environ 1 000 km de distance. Le Niger s'étend sur une superficie de 1 267 000 km2.
Le Niger comprend huit régions administratives. Le processus de décentralisation est récent (2004). Le climat varie entre le type désertique au nord, sahélien au centre/sud et soudanien dans l’extrême sud du pays. La population totale était estimée à environ 12,1 millions d’habitants en 2004. Environ 90% de la population vit au Sud dans une largeur de bande de 200 km le long de la frontière du Nigeria. 81% des Nigériens vivent en zone rurale. La population est jeune (49% ont moins de 15 ans). Le Niger a la croissance démographique la plus forte au monde (3,3% par an de 1994 à 2004 soit en moyenne 7 enfants par femme).
Le Niger compte quatre zones agro-écologiques: la zone saharienne située à l’extrême nord (77% du total), sèche et largement désertique, où prédominent les activités pastorales nomades et l’agriculture est pratiquée dans des oasis dispersées; la zone saharo-sahélienne (12%) caractérisée par des conditions arides où prédominent des activités pastorales semi-nomades et une agriculture pluviale de subsistance; la zone sahélienne (10%) caractérisée par des conditions semi-arides où prédomine l’agriculture pluviale; et la zone soudanienne (1%), étroite bande de terre située le long des frontières du Bénin et du Nigeria, où le climat soudanien est propice à des activités agricoles intensives et où est réalisée la quasi-totalité de l’agriculture irriguée du pays.
Le secteur agricole
Comme la plupart des pays africains, le Niger est essentiellement agricole et pastoral. L’agriculture et l’élevage sont extensifs, caractérisés par une faible productivité, et pratiqués par de petites exploitations familiales et des éleveurs nomades, sous le contrôle de chefs de ménages essentiellement masculins. L’élevage (bovins, ovins et camélidés) représente près des deux tiers de la valeur ajoutée du secteur rural. La fréquence des conflits entre cultivateurs et éleveurs s’est accélérée dans la mesure où la nette baisse de la pluviométrie pousse les éleveurs toujours plus au sud où la forte pression démographique encourage les cultivateurs à coloniser les terres de parcours. Les principales cultures sont les céréales traditionnelles, généralement destinées à l’autoconsommation (mil et sorgho), ainsi que quelques cultures de rente (niébé, arachide et coton). L’irrigation dans la vallée du fleuve Niger est presque exclusivement réservée à la riziculture; ailleurs elle concerne surtout les cultures de rente (oignon, ail, et maraichage). Partout, la fertilité des sols est en baisse et il se pose de graves problèmes de gestion des ressources naturelles et de dégradation des terres.
Les principales contraintes du secteur rural sont: la faiblesse de la base de ressources naturelles et la dégradation des écosystèmes; le très faible niveau d’alphabétisation et de formation des ruraux; l’insuffisante structuration du monde rural; le mauvais état ou le déficit d’infrastructures rurales (pistes, eau potable); l’enclavement des zones de production, la très faible productivité agricole liée à un accès limité aux innovations, aux conseils, aux intrants, aux marchés, et aux finances rurales; la faiblesse des institutions rurales publiques et privées d’appui conseil et de formation, ainsi que la faible sécurité foncière.
L’économie
Le secteur agricole emploie 80% de la population et représente plus de 45% du produit intérieur brut. Les performances du secteur agricoles qui s’étaient améliorées dans les années 1990/2000, ont connu une forte régression en 2004/2005 du fait de la crise alimentaire due à la sècheresse et aux invasions des criquets. Ces crises ont engendrées une forte décapitalisation des petits ménages ruraux. Le secteur agricole enregistre une croissance insuffisante pour faire face à l’accroissement démographique.
Le Niger dispose d’importantes réserves d’uranium qui contribuent aujourd’hui à 7% du PIB et 50% des exportations. Après une phase d’expansion économique dans les années 70-80 liée au développement de ce secteur, le Niger a subi une détérioration constante de ses conditions économiques en raison notamment de la chute des cours mondiaux. Par ailleurs, le secteur industriel est presque inexistant au Niger. En raison d’une économie agricole fragile et de l’importance du secteur informel, la base fiscale du gouvernement est faible (9,9% du PIB en 2003). Un peu plus de la moitié des revenus sont liés à des impôts sur le commerce extérieur, les impôts sur le revenu ne représentant qu’environ 18% du total des recettes du gouvernement. En 1999, le Niger a bénéficié de l’initiative pour la réduction de la dette des pays pauvres très endettés. Il a atteint le point de décision en décembre 2000 et le point d’achèvement en avril 2004. Le Niger fait partie des 19 pays les plus pauvres ayant bénéficié d’une annulation totale de leur dette en 2006. Sources : FIDA, Banque Mondiale |
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