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La pauvreté rurale au Niger Le produit intérieur brut par habitant du Niger est de 200 dollars. Près de 63% de la population nigérienne vit en situation de pauvreté et 34% en situation de pauvreté extrême selon l’évaluation de la pauvreté la plus récente qui date de 1993. Ces taux sont encore plus élevés en milieu rural où vivent 80% de Nigériens, avoisinant les 66% pour les pauvres et les 36% pour les extrêmement pauvres. Le Niger occupe la 177ème et dernière place au classement de l’Index de développement humain du Programme des Nations Unies pour le développement. La pauvreté au Niger se caractérise notamment par une forte sous-scolarisation dans les écoles primaires. En 2000, les taux de scolarisation et d’alphabétisation (14% en milieu rural) étaient les plus bas de la sous-région, avec d’importantes disparités du point de vue genre et géographique. Les indicateurs sanitaires sont également très bas, notamment dans les zones rurales. La mortalité post-natale (700 pour 100 000 naissances) est la plus élevée au monde. L’incidence de la malnutrition parmi les enfants de moins de cinq ans est passée de 32% en 1992 à 36% en 2000, avec un taux de 41% en milieu rural.
Qui sont les pauvres au Niger? Où se trouvent-ils? Les femmes et les ménages dirigés par les femmes constituent les groupes sociaux les plus pauvres et les plus vulnérables. La région de Maradi est la région la plus peuplée avec plus de 260 000 ménages ruraux, et contient la population la plus pauvre du Niger. Pourquoi sont-ils pauvres? L’instabilité sociopolitique prolongée des années 1990 et les problèmes de gouvernance qui ont compromis l’affectation et l’utilisation des ressources publiques constituent quelques causes de la pauvreté au Niger. Parmi les principales causes de la pauvreté en milieu rural, figurent: le non emploi des actifs durant les huit mois annuels de saison sèche; le non investissement des paysans dans l’intensification des systèmes de production à cause du caractère aléatoire du retour sur investissement et de l’insécurité foncière; la faiblesse des institutions rurales privées ou publiques aptes à rendre un service performant et adapté au contexte des ménages ruraux pauvres; et la faible gouvernance.
Source: FIDA |
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