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La
pauvreté rurale au Rwanda
Pays le plus densément peuplé d’Afrique, le Rwanda reste un pays pauvre et essentiellement rural. Il a connu, au cours de son histoire, d’importants bouleversements démographiques et sociaux qui ont contribué à ralentir son développement économique. Tout d’abord, le nombre d’habitants a été multiplié par huit en un demi-siècle. Le génocide de 1994 et l’épidémie du sida sont venus ensuite s’ajouter à la forte poussée démographique et à une progressive dégradation des terres, principale source de revenus des rwandais. On estime aujourd’hui que la pauvreté touche 51,2% de la population totale et 70% des ruraux. Selon les données les plus récentes, 94% des Rwandais vivent dans les campagnes, où le PIB par habitant ne dépasse pas 100 dollars par an, contre 230 dollars par habitant au niveau national. Dans l’année qui a suivi les événements de 1994, la population a diminué de 30% sous l’effet du génocide qui a fait près d’un million de victimes, et de l’exode de plus de deux millions de réfugiés. La majeure partie des exilés a été rapatriée par la suite et ces changements ont profondément modifié les caractéristiques des établissements humains dans de nombreuses régions du pays, puisqu’un grand nombre de rapatriés ont perdu leurs terres, leurs logements et leurs actifs. Qui sont les pauvres du Rwanda? L’épidémie de VIH/sida fragilise par ailleurs les ressources humaines du Rwanda et son développement. D’après les estimations les plus récentes du Ministère de la santé, 8,7% de la population rurale est touchée par le virus. Cette épidémie a de graves conséquences: dans le secteur de l’agriculture, le VIH/sida réduit la main-d’œuvre disponible et les investissements publics les ressources étant réorientées de l’agriculture vers la santé. Pourquoi sont-ils pauvres? Par ailleurs les sols rwandais sont difficiles en raison du relief accidenté et de l’érosion, et le manque de techniques modernes freine le développement agricole du pays. Enfin, le pays ne possède aucune ressource naturelle ni d’accès à la mer, et le port le plus proche se trouve à 1 500 kilomètres de la capitale. Les coûts de transport qui en découlent et les difficultés de production cités plus haut ne permettent pas aux paysans de tirer des revenus suffisants de la terre. Source: FIDA |
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