|
|
Géographie, le secteur agricole et l’économie Le Sénégal est un pays d'une superficie de 196 722 km2 situé en Afrique de l'Ouest, en bordure de l'océan Atlantique. Selon les estimations de la Banque mondiale, la population atteignait 10,2 millions d'habitants en 2003, soit trois fois plus qu'il y a 40 ans. Le rythme de croissance de la population diminue cependant progressivement et se situe à 2,3% par an. Le climat sénégalais est chaud et sec, avec des précipitations irrégulières et faibles. Le secteur agricole et l'économie Bien qu'elle ne contribue qu'à 16,8% du produit intérieur brut (PIB), l'agriculture demeure la principale source de revenus pour la majorité des Sénégalais et le secteur agricole emploie environ les trois quarts de la population active. Les exploitations familiales sont les plus nombreuses et représentent 95% de l'activité agricole. Les principales productions sont l'arachide, les céréales (sorgho, mil, riz et maïs) et le manioc. En plus de diversifier leurs activités, la majorité des exploitations familiales pratique l'élevage, ce qui contribue à réduire les risques liés à la production agricole. Malgré l'importance de l'agriculture et les efforts du gouvernement dans ce secteur, la production agricole est insuffisante pour combler les besoins de la population et le Sénégal doit importer près de 60% de ses besoins nationaux en céréales. Les principales contraintes du secteur agricole sont l'irrégularité des pluies, la dégradation des ressources naturelles due à une surexploitation des terres, l'insuffisance de services d'appui aux agriculteurs à la suite du désengagement de l'État, la faiblesse des investissements des agriculteurs dans leurs exploitations et la perte de la compétitivité de la production locale face aux marchés régionaux et internationaux. En termes de croissance économique, la dévaluation du Franc CFA en 1994, l'augmentation des flux d'aides et une gestion économique rigoureuse ont permis d'atteindre un taux de croissance moyen du PIB de 4% en 2003. En matière de gestion financière, des progrès remarquables ont été atteints avec, en 2002, un excédent budgétaire de base de 1,9% du PIB, contre un déficit de -0,8% l'année précédente, du fait de la prise en charge des dépenses d'assainissement des filières arachide et électricité. Les priorités du gouvernement en matière de réformes portent sur la simplification et le développement de la fiscalité, la poursuite des privatisations et la promotion du secteur privé. La tâche la plus ardue reste cependant de répartir plus équitablement les bénéfices de la croissance, de façon à permettre une réduction durable de la pauvreté.
Source: FIDA |
|
||||||||||||||||||||||||||||


