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Géographie, le secteur agricole et l'économie
La Tunisie est située dans le Maghreb, en Afrique du Nord, et couvre une superficie de 164 000 km2. Elle partage sa frontière avec l’Algérie à l’ouest et la Lybie au sud et possède 1250 km de côtes méditerranéennes à l’est et au nord. Sa population est estimée à 9,9 millions d'habitants (2003) et croît à un taux annuel de 1,1% par an. On distingue trois grandes zones agro-écologiques. La zone Nord, constituée de plaines et de collines, est la plus fertile et reçoit la pluviométrie la plus abondante (400-1 000 mm). La zone centrale ne reçoit que 200 à 400 mm de précipitations, qui ne permettent qu'une agriculture pluviale limitée à l'arboriculture, à la culture de céréales de faible rendement et au pastoralisme. On trouve, au centre, des massifs montagneux séparés par des vallées ainsi que de vastes plaines. La zone sud, soit 60% du territoire, est une zone pré-désertique en bordure du Sahara qui reçoit moins de 200 mm de précipitations, et est tournée vers le pastoralisme extensif. Le secteur agricole et l'économie À partir de 1986, le gouvernement a mis en oeuvre des réformes économiques qui ont transformé l’économie tunisienne, jusqu’alors fortement réglementée et protégée, pour en faire une économie ouverte et orientée vers le marché. Le rôle de l’État consiste essentiellement à fixer les politiques et créer les conditions propices au développement d’un secteur privé compétitif, ainsi qu'à privatiser les activités qui ne produisent pas de biens publics. On s’est efforcé de réduire le déficit budgétaire par des mesures fiscales visant notamment à simplifier et étendre le système d’imposition tout en réduisant les taux de l’impôt. La pression inflationniste a été maîtrisée et l’octroi du crédit s’est amélioré. La politique des changes a permis de maintenir la stabilité du taux de change, de préserver les réserves en devises et de rendre le dinar tunisien (TND) partiellement convertible pour faciliter les échanges et l'investissement. La Tunisie a pu ainsi atteindre un taux moyen de croissance d’environ 5% par an au cours de la dernière décennie. Bien que l’agriculture ait perdu de son importance au profit des services et des industries manufacturières, elle reste l’un des principaux secteurs de l’économie tunisienne. Elle apporte en moyenne 12% du PIB, avec cependant de fortes variations annuelles (fonction des précipitations aléatoires, emploie le cinquième de la main-d’oeuvre du pays et procure du travail et des revenus à de nombreux membres de la famille, qui ne sont pas pris en compte dans les statistiques officielles de l’emploi. Sur les 15,5 millions d’ha de superficie terrestre, le quart environ est occupé par les pâturages extensifs ou la forêt, et 19% sont cultivés. Moins de 8% des terres cultivées sont irriguées et, comme 80% des ressources hydriques exploitables sont déjà utilisées, les perspectives d'expansion substantielles de ce sous-secteur sont réduites. Les terres arables sont consacrées principalement aux céréales (34%), aux fruits, olives surtout (35%), ainsi qu'au fourrage, aux légumineuses, aux légumes secs et aux cultures industrielles (11%). L’élevage représente 36% du PIB agricole. Les moutons, qui sont élevés en partie sur des parcours de plus en plus dégradés et dans la forêt, prédominent. Source: FIDA
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Tunisie
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