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La pauvreté rurale au Burkina Faso
Environ 40% de la population risque l’insécurité alimentaire, et 42% des habitants ont un accès limité à l’eau potable. L’espérance de vie à la naissance est estimée à 45,7 ans, et le taux d’alphabétisation des adultes se situe à 27%, tombant à 13% pour les femmes. Les résultats des enquêtes prioritaires nationales, effectuées en 2003, indiquent que les régions les plus pauvres sont celles du Nord (68,8%), de la Boucle du Mouhoun (60%), du Centre Sud (66,1%) et du Sud-Ouest (56,6%). Selon le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), les revenus per capita les plus bas sont observés dans la région du Sahel, caractérisée par une pluviosité réduite et erratique et par la dégradation des ressources naturelles. Cependant, l’évaluation de l’incidence de la pauvreté de l’INSD indique que cette région appartient au groupe des régions “relativement moins affectées par la pauvreté”, parmi lesquelles les hauts bassins, le Centre et le Centre Nord. Il n’en reste pas moins que la pauvreté dans la région du Sahel s’est accrue ces dix dernières années suite aux sécheresses, à une mauvaise répartition des pluies, aux invasions acridiennes, à une mortalité accrue du bétail et aux inondations de 2006. Les agriculteurs implantés dans la zone du Sahel, les agropasteurs dont l’activité est l’élevage de transhumance et qui pratiquent une agriculture de subsistance de petite envergure, ainsi que ceux en charge d’animaux confiés, constituent les groupes socioéconomiques dont les conditions de vie sont les plus précaires en termes monétaires, d’opportunités et de capacités. Les conditions de vie des ménages dont le chef est agriculteur de subsistance ou agropasteur transhumant se sont particulièrement dégradées au cours des dernières années. Les ménages ayant à leur tête des agriculteurs de rente, notamment les cultivateurs de coton, occupent une position intermédiaire. Les ménages dont le chef est sans instruction courent trois fois plus de risques de se retrouver dans le segment des L’incidence et la gravité de la pauvreté sont plus fortes pour les femmes que pour les hommes (52% contre 48%), et les femmes connaissent une situation précaire, avec un accès limité à la terre, à la prise de décision, aux facteurs de production et au bétail. Selon des enquêtes sur les ménages remontant à 2003, le taux de pauvreté dans les ménages dont le chef est une femme a augmenté de 11%. Le chômage, la pénurie Voici quelques-unes des causes de la pauvreté rurale au Burkina Faso: Source: FIDA |
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